Il est inutile de rappeler que, juste après les élections régionales de mars 2004, les 20 Régions remportées par la gauche ont connues des hausses moyennes de la fiscalité, comprises entre 15 et 60%, alors que, durant cette même période, l’Alsace et la Corse, les deux seules régions dirigées par la droite, ont connues des hausses modérées de 4% seulement !
Durant quelques temps, les Présidents de Région ont tentés de se réfugier derrière la « décentralisation » pour justifier ces augmentations abusives qui n’avaient réellement qu’un seul but, celui de financer par l’impôt les promesses électorales ainsi qu’un certain nombre de dépenses mal maîtrisées.
Pendant cette période, la majorité présidentielle n’avait de cesse de fustiger la malhonnêteté intellectuelle des Présidents socialistes et qualifiait ces augmentations, d’impôt Malvy, d’impôt Huchon, d’impôt Frêche, d’impôt Royal… etc.
Pendant des années, la quasi-totalité de la gauche a réclamé, le rétablissement de la TIPP flottante afin de diminuer la pression fiscale sur le litre de carburant.
A l’automne dernier, après avoir rétrocédé une partie de cette taxe aux Régions, le Gouvernement a autorisé les Présidents de Région à moduler, à la hausse ou à la baisse, cette TIPP.
Surprise, au 1er Janvier, 20 régions sur 22 ont profités de l’occasion qui leur était donné pour augmenter cette taxe et, 16 d’entre elles, ont même atteint le plafond autorisé par l’Etat.
Deux fortes augmentations d’impôts en à peine 36 mois, il faut bien reconnaître que les Huchon, Frêche, Malvy, et consorts ont dépassés les limites du raisonnable.
Aujourd’hui, ces mêmes personnes nous demandent de leur faire confiance pour porter à la tête du pays, une des leurs en nous promettant monts et merveilles.
Force est de constater que, en vieil adepte de l’adage « Faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais ! », la gauche dans son ensemble est en train de se décrédibiliser.
Les « leçons » de 2002 n’ont toujours pas été apprises… cela devient désespérant !
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